Unitree Robotics, cette entreprise qui semble ne jamais dormir, vient de dégainer son tout dernier quadrupède : l’Unitree As2. Annoncé via un post sur X, ce nouveau chien-robot est présenté comme un « compagnon » doté de « capacités industrielles », et à en croire la fiche technique, ce n’est pas du marketing de bas étage. L’As2 affiche une capacité d’emport de 15 kg, une autonomie record de plus de 4 heures à vide, et une certification IP54 qui lui permet de ne pas craindre les averses.
Les chiffres donnent le tournis. Unitree annonce un couple maximal de 90 N·m et une autonomie dépassant les 13 km. Mais le vrai message est ailleurs : la marque insiste sur l’« open secondary development ». Traduction : Unitree veut que les développeurs et les clients industriels s’emparent de l’As2 comme d’une plateforme modulable pour des missions sérieuses, loin du simple gadget high-tech pour épater la galerie. Avec ce mélange de force brute, d’endurance et de robustesse, l’As2 vient chasser directement sur les terres des poids lourds du secteur.
Pourquoi est-ce une annonce majeure ?
Unitree poursuit sa stratégie de « bourrage » technologique, une approche qu’on retrouve sur toute sa gamme, de la série Go grand public à l’humanoïde H1. Le payload (capacité de charge) de 15 kg de l’As2 est un tacle direct à Boston Dynamics : c’est un kilo de plus que le célèbre Spot. En proposant un robot robuste, performant et probablement bien moins cher (même si le prix reste encore un secret de polichinelle), Unitree est en train de démocratiser — voire de banaliser — le marché des chiens-robots industriels. Un robot capable de trimballer du matos sur un chantier détrempé pendant des heures n’est plus un fantasme de science-fiction ; c’est une réalité qui se commande désormais sur catalogue.













