Boston Dynamics, Inc. a officiellement mis son célèbre robot humanoïde Atlas au travail, le faisant passer du statut de star des vidéos virales à celui d’ouvrier d’usine. Ce robot propulsé par l’IA effectue désormais ses premiers tests sur le terrain, en conditions réelles, au sein du Hyundai Motor Group Metaplant America (HMGMA), un vaste complexe ultra-automatisé situé près de Savannah, en Géorgie. Atlas aurait troqué ses figures de parkour contre un emploi nettement moins glamour, mais ô combien plus significatif : trier et déplacer de manière autonome des pièces dans l’entrepôt pour la chaîne d’assemblage.
Ce déploiement marque un véritable baptême du feu pour l’Atlas entièrement électrique, qui a été dévoilé en avril 2024. Mais dans un geste classique de l’industrie tech, alors que le modèle actuel commence tout juste à mettre les mains dans le cambouis, son successeur attend déjà dans les coulisses. Selon une publication sur les réseaux sociaux de Mario Bollini, le responsable produit d’Atlas, Boston Dynamics prévoit de lancer une nouvelle version de l’humanoïde au CES 2026 à Las Vegas. Le rythme effréné du progrès, semble-t-il, n’attend qu’aucun robot ne se sente à l’aise dans son nouveau poste.
Pourquoi est-ce important ?
Le passage du laboratoire à l’usine en activité est l’étape la plus cruciale vers la viabilité commerciale pour tout robot humanoïde. Alors que des concurrents comme Figure et Tesla ont fait les gros titres, ce déploiement place Atlas dans un environnement industriel réel, propriété de sa société mère, Hyundai — un banc d’essai idéal et verticalement intégré. Le Metaplant de Hyundai est déjà un haut lieu de l’automatisation, avec plus de 950 robots travaillant aux côtés d’employés humains.
L’annonce précoce d’un modèle de nouvelle génération pour le CES 2026 indique à quel point Boston Dynamics et Hyundai poussent agressivement pour garder une longueur d’avance dans la course aux humanoïdes de plus en plus dense. Il ne s’agit plus seulement d’exhiber un robot capable de faire des saltos arrière ; il s’agit de prouver qu’il peut gérer les tâches monotones, salissantes et dangereuses de la fabrication et de la logistique modernes, et ce, de manière fiable. L’avenir du travail prend forme dans un entrepôt de Géorgie, et il mesure 1,75 mètre.






